vendredi 3 août 2018

Découvrir l’harmonium à l’église Saint-Christophe d’Arthabaska (Québec)

Martin Yelle présente son harmonium Mason & Hamlin, à l'église Saint-Christophe.
Crédit photo : www.lanouvelle.net

Depuis quelques jours, les visiteurs de l’église Saint-Christophe-d’Arthabaska peuvent apprécier un ajout dans leur visite. En effet, Martin Yelle y a installé un harmonium qui permet aux gens de découvrir cet instrument de musique un peu oublié.

Il s’agit d’un instrument qui date de 1873 (année de construction de l’église) et qui a été fabriqué par Mason & Hamlin, une compagnie de Boston, aux États-Unis. Il est composé de deux jeux et trémulant et s’étend sur cinq octaves. Il représente bien l’arrivée des petits instruments de série.
Il est à anche libre et utilise l’aspiration de l’air pour produire les notes (comme la plupart des instruments développés en Amérique au 19e siècle). C’est un instrument que Martin, grand amateur de musique, a trouvé sur un site de vente il y a quelques années. Il aime bien chercher, ici et là, des instruments dont plus personne ne veut et qu’il s’affaire à remettre en état de marche (autant que possible). Il apprécie l’harmonium, un instrument assez stable, qui ne nécessite pas d’être accordé souvent et qui offre de belles possibilités. Entièrement mécanique, il est actionné par deux pédales qui permettent l’aspiration de l’air dans les anches.
L’harmonium est un terme utilisé au Québec, mais on devrait plutôt choisir l’expression «orgue américain» si on veut être plus précis. Son origine est européenne et, au départ, était à air poussé. «Ce qu’on aimait de l’instrument, à cette époque, c’est qu’il est expressif et propose plus de nuances», apprécie Martin Yelle.
Il ajoute qu’aux États-Unis, on retrouvait beaucoup de ces instruments chez les Anglo-saxons, dans les chapelles pour les célébrations ou dans les salons pour animer les familles.
L’âge d’or de l’harmonium se situe entre les années 1850 et 1920 après quoi sont arrivés les pianos qui ont tranquillement pris la place. «La paresse est un autre facteur puisque les gens préféraient les pianos mécaniques, le gramophone, les disques et la radio (qui ne nécessitaient aucun apprentissage).
Et il y a eu beaucoup de musique (religieuse et profane) écrite pour l’harmonium. De la musique qui, malheureusement, s’est un peu éteinte en même temps que l’instrument. Toutefois on pourra en avoir un aperçu lors de la messe de 10 h le dimanche 5 août. En effet, Martin Yelle sera sur place et jouera de l’harmonium avant, pendant et après la célébration dominicale. Il pourra également répondre aux questions des gens.
Martin possède quelques instruments du genre, dont un mélodéon (non fonctionnel) signé seulement d’Emmons Hamlin. Ce dernier aurait fait des affaires, tout seul, pendant trois ans, soit de 1852 à 1855.
Voilà donc une occasion en or de voir et d’entendre les possibilités de cet instrument oublié, lors de la messe du 5 août. Autrement, l’église peut être visitée les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et dimanches entre 11 h et 17 h.
Le retour des anges
Profitant de la visite des lieux, les habitués remarqueront le retour de deux anges en robe bleue, de chaque côté du maître-autel. Le président de la Fabrique, André Verville, a expliqué qu’il n’y en avait plus depuis 1967, à la suite de rénovations.
Mais récemment deux anges semblables aux disparus ont été trouvés à l’archevêché de Sherbrooke et offerts gracieusement à l’église. Des bénévoles se sont chargés de les retoucher un peu (la couleur des robes surtout), de faire des socles pour les installer, comme avant, de part et d’autre du maître-autel.
La mise en valeur de la croix
L’église Saint-Christophe met également en valeur, et depuis peu, un crucifix. Ce dernier, offert par les sœurs Hospitalières, était installé dans l’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. L’objet de culte a été ressorti, il y a quelques semaines, pour les funérailles de sœur Claire Perreault. Plusieurs ont mentionné qu’il serait intéressant de le conserver dans l’aire publique de l’église afin que tous puissent l’apprécier. C’est ce qui est prévu.
Ouvre-porte automatique
Dans un autre ordre d’idées, il sera désormais plus facile d’accéder à l’église. En effet, la Fabrique procèdera, sous peu, à l’installation d’une porte électrique sur le côté de l’église. Un investissement de 4000 $, mais qui bénéficie d’une subvention de 50% de la part de la Ville de Victoriaville par sa politique d’accessibilité universelle.

jeudi 12 juillet 2018

SAINT-PIERRE ET MIQUELON

Retour à la maison pour l’harmonium de l’île aux Marins

C’est une véritable pièce de collection. L’harmonium de l’église de l’île au marin a été rendu à son lieu de domicile, jeudi 05 juillet. Après plusieurs mois de travaux, cet instrument traditionnel a été remis à neuf par Loïc Detcheverry.
  • Par Antoine Defives

L’harmonium s’apprête à retourner dans l’église où il a raisonné durant des décennies. Après avoir subis les affres du temps, cet instrument à vent, sorte de petit orgue à soufflet, a été remis à neuf par Loïc Detcheverry.

250 heures travail, et 50 rien que pour le clavier, ont été nécessaires pour redonner l’aspect d’antan à cette pièce vieille de 120 ans. Une initiative personnelle… pour un véritable travail d’orfèvre durant tout l’hiver.

250 heures de restauration


Alors forcément, toutes les précautions sont prises pour son rapatriement. Camionnette, bateau, tracteur… au total il aura fallu plus de 3 heures pour effectuer le transport de l’harmonium jusqu’à chez lui, dans l’église Notre-Dame-des-Marins.

Inutilisé depuis plus de 50 ans… et la désertion en 1963 de celle que l’on nommait auparavant l’île aux chiens, l’instrument avait pour habitude d’être manipulé chaque semaine pour les messes. La grand-mère de Loïc Detcheverry jouait pour les fidèles. Elle était l’une des harmoniumiste bénévole à la paroisse.
La grand-mère de Loïc Detcheverry jouant de l’harmonium, lors du pèlerinage de l’Assomption à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, sur l’île aux marins en 1956.
La grand-mère de Loïc Detcheverry jouant de l’harmonium, lors du pèlerinage de l’Assomption à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, sur l’île aux marins en 1956.

Un défi personnel


La restauration de cet harmonium est un véritable défi personnel pour Loïc Detcheverry. Dès que l’instrument retrouve sa place. L’émotion est au rendez-vous pour ce musicien autodidacte et passionné de l’Histoire locale.

Même si quelques touches restent encore hors d’usage… Loïc Detcheverry jouera le 15 août prochain lors du pèlerinage de l’Assomption. L’harmonium de l’île aux marins raisonnera de nouveau lors de la messe, pour la première fois, depuis 50 ans.

Retour sur le rapatriement de l’instrument à travers ce reportage d’Antoine Defives et Louis Duménil.
Retour à la maison pour l'harmonium de l'île aux Marins

samedi 23 juin 2018

L’harmonium d’Ambrumesnil (76) a été rénové

Les élus ont souhaité voir de près l’harmonium rénové qui a été inauguré par Stella Cosnefroy (4e à gauche)

 Aujourd’hui ce n’était pas une messe comme les autres, mais une messe mémorable où nous avons eu l’occasion de redécouvrir notre bel harmonium qui a retrouvé sa place dans le chœur de l’église. » C’est par ces mots que Norbert Letelier, maire d’Ambrumesnil, a débuté son allocution en l’honneur de l’instrument, fabriqué par la manufacture Alexandre & fils dans les années 1860.
L’harmonium était dans un excellent état de conservation, mais requérait quelques travaux, ce qui a décidé le conseil municipal à voter sa restauration. Il a subi ces dernières semaines un nettoyage complet, un traitement contre les vermines et une remise en état de marche. Le travail a été confié à Alain Boulais, facteur d’orgues dans la Sarthe, qui lui a donné une seconde jeunesse.

Du XIXe siècle

« C’est un bonheur pour tous, pour l’abbé Paillette et pour moi-même de retrouver ces sonorités qui ont baigné mon enfance notamment lors de ma première communion solennelle et de ma confirmation dans cette église même», a confié le maire qui a indiqué que l’instrument serait volontiers confié à François Quibel ou Olivier Tamboise, s’ils souhaitent en disposer.
Norbert Letellier a remercié Stella Cosnefroy qui a bien voulu venir l’inaugurer pour la messe de la Saint-Éloi. De nombreux élus ont assisté à cet office qui s’est poursuivi par un dépôt de gerbes au monument aux morts et par le verre de l’amitié.