samedi 23 juin 2018

L’harmonium d’Ambrumesnil (76) a été rénové

Les élus ont souhaité voir de près l’harmonium rénové qui a été inauguré par Stella Cosnefroy (4e à gauche)

 Aujourd’hui ce n’était pas une messe comme les autres, mais une messe mémorable où nous avons eu l’occasion de redécouvrir notre bel harmonium qui a retrouvé sa place dans le chœur de l’église. » C’est par ces mots que Norbert Letelier, maire d’Ambrumesnil, a débuté son allocution en l’honneur de l’instrument, fabriqué par la manufacture Alexandre & fils dans les années 1860.
L’harmonium était dans un excellent état de conservation, mais requérait quelques travaux, ce qui a décidé le conseil municipal à voter sa restauration. Il a subi ces dernières semaines un nettoyage complet, un traitement contre les vermines et une remise en état de marche. Le travail a été confié à Alain Boulais, facteur d’orgues dans la Sarthe, qui lui a donné une seconde jeunesse.

Du XIXe siècle

« C’est un bonheur pour tous, pour l’abbé Paillette et pour moi-même de retrouver ces sonorités qui ont baigné mon enfance notamment lors de ma première communion solennelle et de ma confirmation dans cette église même», a confié le maire qui a indiqué que l’instrument serait volontiers confié à François Quibel ou Olivier Tamboise, s’ils souhaitent en disposer.
Norbert Letellier a remercié Stella Cosnefroy qui a bien voulu venir l’inaugurer pour la messe de la Saint-Éloi. De nombreux élus ont assisté à cet office qui s’est poursuivi par un dépôt de gerbes au monument aux morts et par le verre de l’amitié.

mercredi 6 juin 2018

Ar Baradoz, Chants sacrés de Basse Bretagne

Notre album primé
Musiques du Monde, Mémoire vivante


L'album Ar Baradoz, Chants sacrés de Basse-Bretagne, a reçu un coup de cœur de l'Académie Charles Cros !

Yann-Fanch Kemener, chant
Aldo Ripoche, violoncelle
Florence Rousseau, harmonium Debain (1878)

Ce trio revisite de manière singulière et originale les fleurons de la musique religieuse de Basse-Bretagne.
Transmis depuis des générations, ces chants sont des miroirs de l’âme d’un peuple qui chante sa foi. Le répertoire présenté est le fruit d’un travail de recherche, d’harmonisation et d’instrumentation, respectueux du caractère propre à chacune des mélodies.
Aux mélodies traditionnelles répondent des œuvres instrumentales de compositeurs classiques inspirées par les cantiques bretons.


CD en vente sur le site de l'éditeur Buda Musique
& chez vos disquaires !

Site de l'Académie Charles Cros

Contact : flo.loic@gmail.com
Site de Florence Rousseau

samedi 28 avril 2018

Asnières-sur-Vègre. L’harmonium de la paroisse est de retour

Alain Boulais, au centre, présente son travail aux personnes venues participer à la réinstallation de l’harmonium.
Alain Boulais, au centre, présente son travail aux personnes venues participer à la réinstallation de l’harmonium. | OUEST-FRANCE

Même s’il n’y a plus que quelques messes célébrées chaque année en dehors des mariages et des sépultures, l’église Saint-Hilaire vient de retrouver son harmonium.

Un instrument ancien qui avait été envoyé à quelques kilomètres de là, à Parcé-sur-Sarthe« dans les années 1990, assure Monique Berthiot, paroissienne. En tout cas, en 1996, il était encore à Asnières. À Parcé, il était stocké dans un coin de l’église. » Délaissé.

Quand un jour, les paroissiens ont voulu le récupérer, ils se sont rendu compte qu’il avait mal vieilli. Il fallait le rénover.

Nouvelle vie

C’est grâce à l’association des Amis des orgues Parcé-Asnières-Avoise que cet instrument a rejoint son point de départ en bien meilleur état. L’association est aujourd’hui dissoute. Elle a atteint son objectif de restauration de l’orgue et des harmoniums des trois églises. D’abord Avoise, puis Parcé et Asnières pour finir.
Alain Boulais, restaurateur d’harmoniums à Auvers-le-Hamon, s’est vu confier le précieux travail. « Il avait subi les outrages du temps. J’y ai trouvé de la poussière, des toiles d’araignées. » Et l’humidité de l’église de Parcé.
Aujourd’hui, l’instrument est comme neuf. Avec quelques améliorations qu’Alain Boulais a voulues discrètes : « J’y ai installé une soufflerie électrique. Les soufflets ont été refaits à neufs. Les anches ont été raccordées ou changées quand elles étaient défectueuses ou cassées. Tous les ajouts sont facilement identifiables pour que si un jour on veut faire marche arrière, on puisse retrouver l’état d’origine. »
Et l’artisan souligne qu’il a souhaité utiliser « uniquement des matériaux nobles. » Plus certains de durer dans le temps.